Pour 76% des végans en France, l’offre végane est encore insuffisante !

 

 

Résultats de notre grande enquête VeggieWorld (Fév 2016)

 

Il y a quelques jours, nous avons lancé notre première enquête en ligne afin d’essayer d’en savoir plus sur les différents modes d’alimentation et de vie en France. Notre questionnaire était volontairement relativement court afin de ne pas décourager les réponses et cela a payé puisque ce ne sont pas moins de 1 149 personnes qui ont répondu en une semaine environ. Merci donc à tous d’avoir pris le temps de participer à cette enquête, dont vous trouverez ci-dessous les résultats.

 

 

Des répondants en majorité végans

Bien entendu, le questionnaire ayant été publié via notre page Facebook, puis relayé par les personnes qui nous suivent, nos exposants, les associations partenaires… une écrasante majorité des répondants est déjà engagé dans une alimentation végétalienne ou végétarienne. Nous avions fait le choix de distinguer végétalien et végans afin de faire le distinguo entre mode alimentaire et mode de vie, les végans étant dans tous les cas végétaliens. 29,3% des réponses sont venues de végétariens, 16 ,1% de végétaliens 37,4% de végans et 17,2% de flexitariens et omnivores, pour qui nous avions également quelques questions…

 

Il est également à noter qu’une très grande majorité des personnes ayant répondu à notre enquête sont des femmes (83,3%), ce qui reflète une vraie tendance du mode de vie végan, où les femmes sont également plus présentes. Connectées au salon via les réseaux sociaux, elles sont donc également plus nombreuses à avoir fait l’enquête. Une large majorité des répondants était également âgée entre 25 et 40 ans (46%). Pour terminer, notons que ce sont essentiellement des personnes d’Île de France, où l’offre végan est la plus importante qui ont répondu à notre enquête (45,4%), mais toutes les régions ont eu leur mot à dire, merci encore à tous !

 

 

Ce que l’on apprend sur les végétariens, végétaliens, végans…

Notre première question portait sur l’offre de produits et d’évènements végans, et sans surprise, une écrasante majorité des répondants pense que celle-ci n’est pas satisfaisante (75,9% des répondants). Seuls 19,5% pensent qu’elle l’est. A noter que dès que l’on sort de l’Île de France, le pourcentage d’insatisfaction monte à 86%, alors qu’il n’est « plus que » de 64% en Île de France. En effet, l’offre reste encore très concentrée dans la capitale, où le marché est le plus important. Un effort certain à faire en région également pour donner accès au plus grand nombre à des produits de qualité et des solutions alternatives, ce que souhaite faire VeggieWorld dans les prochains mois. A noter que plusieurs sites internet (dont plusieurs exposent à VW) permettent de se faire livrer à domicile, dans toute la France !

 

 

Dans un second temps, nous souhaitions savoir depuis combien de temps les répondants suivaient leur régime alimentaire. Avec une prise de conscience massive relativement récente, contrairement à d’autres pays comme l’Allemagne, c’est sans surprise que la plupart des répondants nous ont indiqué suivre ce régime depuis moins de 2 ans (45,7%). Une part relativement importante l’est déjà depuis 3 à 5 ans (33,7%) tandis que 20,6% le sont depuis plus de 5 ans, près de 10% étant même précurseurs puisque déjà végétarien, végétalien ou végan depuis plus de 10 ans. A noter que chez les végans la part entre moins de 2 ans et 2 à 5 ans est à peu près égale, ce qui n’est pas le cas chez les végétariens et végétaliens, qui sont souvent une première étape avant une prise de conscience plus poussée qui conduit au véganisme.

 

Enfin, nous souhaitions savoir quelle était la raison principale qui poussait à adopter un régime ou un mode de vie alternatif. Si nous n’avons que peu été surpris par l’écrasante majorité de personnes qui se soucient en priorité de la cause animale (74,4%), nous l’avons été un peu plus par le fort pourcentage de réponses « autre » (13%) qui nous a amené à regarder plus en détail les réponses. Il nous est alors apparu que la plupart de ces « autres » était en fait une quantité importante de répondants pour lesquels ce mode de vie ou d’alimentation ne peut pas se réduire à une préoccupation, mais à une vision plus globale, englobant aussi bien la cause animale priorité n°1 des répondants, que l’environnement (7,2% des répondants) et la santé (5,5%) qui étaient les deux autres options proposées.

 

 

Ce que l’on apprend des omnivores et des flexitariens

Si comme nous l’avons précisé au début de notre enquête le nombre de flexitariens et d’omnivores était bien en dessous des autres régimes alimentaires, nous avons tout de même décidé de nous arrêter sur leurs réponses à notre enquête. Ces résultats sont d’autant plus intéressants que nombre de ces consommateurs sont dans le cercle de personnes engagées dans un mode de vie différent, d’associations ou d’évènements tels que VeggieWorld, puisqu’ils ont vu notre questionnaire et y ont répondu.

 

Première (bonne !) surprise, sur les 200 répondants seul 15,2% exclu totalement l’éventualité de changer de régime alimentaire. Seuls 12,7% seraient prêts à un premier pas, en devenant simplement flexitarien, mais ils sont par contre 44,2% à pouvoir imaginer devenir végétarien. 27,9% des répondants seraient quand à eux prêts à un choix plus radical en devenant végétaliens (12,7%) ou végans (15,2%). A noter que chez les flexitarien, le nombre de « non je ne pourrais imaginer changer de mode d’alimentation » n’est plus que de 5,9%, alors qu’il est de près de 30% chez les omnivores, qui sont par contre près de 30% à imaginer pouvoir devenir flexitarien, 35% à imaginer devenir végétarien, et très peu à s’imaginer végétalien ou végan (8%). Cela montre bien qu’il s’agit pour beaucoup de faire un chemin étape par étape en prenant conscience progressivement des enjeux de ces régimes alimentaires et des alternatives qui existent.

 

 

 

Nous avons ensuite cherché à connaître les freins à un changement de régime alimentaire. Pour près de 12%, la raison n’est autre que celle d’un choix personnel « je ne désire pas changer », tout simplement. Parmi les choix proposés, les 2 réponses les plus communément admises sont sur l’offre, trop limitée et dure à trouver pour 24,4% et sur la contrainte que représente à priori ces modes d’alimentation, pour 20,8%. Seuls 9,1% des répondants ont déjà essayé des alternatives végétariennes / végétaliennes et n’en ont pas été satisfaits. Outre ces résultats, parmi les réponses que nous proposions, nous avons une fois encore été surpris par le fort taux de réponses « autres (34% tout de même). Souvent mentionnées dans ces commentaire, les habitudes alimentaires du foyer, conjoint, enfants, famille, amis, qui ne permettent pas d’adopter un régime 100% végétarien ou végétalien, certains allant même jusqu’à évoquer une certaine « pression » ou le regard des autres, qui rend la démarche compliquée, de peur d’être jugé ou mal accepté, lors d’une soirée entre amis par exemple. Un certain nombre de ces répondants insiste sur une certaine ignorance ou méconnaissance du mode de vie végan et des alternatives alimentaires, et a peur de carences, ou d’avoir des problèmes de santé. Enfin, certains ne souhaitent pas changer car ils pensent qu’un bon équilibre est essentiel, en consommant peu de produits animaux, mais de qualité.

 

 

 

Une première enquête qui nous permet donc d’un peu mieux connaître les habitudes alimentaires des Français, les raisons d’un choix alimentaire végétarien ou végétalien mais aussi ses limites et les freins qui restent encore à lever pour que ses adeptes soient de plus en plus nombreux. Et c’est bien là la mission de VeggieWorld : promouvoir le mode de vie végan en informant sur les alternatives existantes et en faisant découvrir des produits sains, équilibrés et sans souffrance animale. Rendez-vous prochainement pour une autre enquête sur le mode de vie végan et / ou sur nos prochaines éditions parisiennes les 2 et 3 avril et les 8 et 9 octobre au 104, à Paris. Merci encore à tous les participants pour leurs précieuses réponses !

 

NOTE IMPORTANTE : si ces résultats nous permettent de mieux comprendre certains aspects et de nous projeter dans les attentes et enjeux du mode de vie végan, il est à noter que notre enquête n’a pas été administrée de manière « scientifique » et que ces résultats sont donc une image très globale et n’ont pas vocation a permettre de tirer des conclusions plus approfondies que celles que nous en avons tiré.

 

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